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Web Journal de Malemort

Le Vieux Bourg a été inauguré samedi soir
la population a participé nombreuse à cette renaissance

15 septembre 2007

Rendez-vous était donné à 20 h au pied de Montemart, à proximité de la Trésorerie pour une visite guidée du Vieux Bourg réaménagé.



Sous préfète, député, vice-présidents de la CAB et du conseil général, maire, élus communaux, capitaine de gendarmerie s’étaient joint à la foule des malemortois venu participer à l’inauguration du Vieux Bourg.

Le Maire, Robert Penalva, Frédéric Soulier, représentant le président du conseil général, Philippe Nauche, député et Francine Prime, sous-préfète ont démarré la cérémonie par les discours de circonstances.

Une visite des ruelles, des aménagements, des lumières a ensuite été conduite grâce à la troupe de théâtre locale, Art’é’ose, qui a rappelé l’histoire des lieux et mis en valeur les réalisations destinées à préserver le patrimoine.

Un pot de l’amitié a conclus la visite qui a enchanté les participants qui ont pu, pour partie d’entre-eux, découvrir des lieux d’une beauté insoupçonnée.

Toutes les photos de cette inauguration nocturne

Pour les amateurs d’histoire, à la rubrique Histoire de notre site, téléchargez la conférence de Jean Le Panse sur l’histoire de Malemort

Le discours de Robert Penalva.

Madame le Sous-Préfet, Monsieur le Député, Messieurs les vice-présidents de la CAB, Monsieur le représentant le Président du Conseil Général, Mesdames, Messieurs les Conseillers Régionaux et Conseillers Généraux, Monsieur le Capitaine de la Compagnie de Gendarmerie de Brive, Mesdames, Messieurs les élus, Mesdames, Messieurs les Représentants du monde économique, Mesdames, Messieurs les Représentants des entreprises et bureau d’études ayant collaboré à la réalisation du projet, Mesdames, Messieurs, les présidents d’associations, Mesdames, Messieurs, les habitants du quartier, Mesdames, Messieurs, Chers amis,

Notre ville aime à cultiver ses paradoxes comme celui, par exemple, d’être une ville à la campagne.

Parmi ces paradoxes, l’existence du Vieux Bourg qui passe quasiment inaperçu en raison de sa configuration et de son écart des voies de circulations principales.

Pourtant, les spécialistes de notre histoire locale aiment à dire que c’est une commune du Bas Limousin dont le passé est sans doute le plus ancien et le plus riche mais dont le patrimoine qui subsiste est bien en deçà de toute son histoire.

Je me dois de vous transporter quelques instants dans cette histoire locale riche, celle de Montemart qui nous transporte tout naturellement dans le pré et plein moyen âge.

Le château de Beaufort, dont il ne reste que la tour au sommet du Vieux Bourg, fut mis à mal par le passage des Brabançons en 1170 et les pierres du château détruit servirent à la construction de plusieurs maisons dans le bourg, ce qui explique le peu de vestiges de cette construction.

A l’origine, le bourg était donc une étape sur la route de St Jacques de Compostelle comme l’atteste la croix de St Jacques.

Une église dédiée à St Michel s’y trouvait et quelques vestiges gothiques subsistent dans une des maisons du Vieux Bourg.

Cette destruction de Montemart entraîna la construction du château de Bréniges qui fut bâti pendant la première moitié du 13ème siècle pour accueillir les seigneurs de Malemort qui furent, dans l’attente de cette construction, logés dans une grande demeure sur l’actuelle place du dojo, le château de la Marguerite. Il ne reste pratiquement rien de ce bâtiment sinon une sculpture, la fameuse Marguerite de Malemort incluse dans un des murs du Dojo.

Bien évidemment, à cette époque et c’est le seul patrimoine d’importance qui nous reste, St Xantin et son Prieuré, dont la réhabilitation se termine, et fera l’objet d’une inauguration dans les prochaines semaines, figurait parmi les bâtiments d’envergure de l’époque.

Voici ce que disent les historiens qui ont travaillé à reconstituer l’image du Malemort de cette période : « Au sommet de la bute, un château fort en ruine, mais encore imposant. Au pied de la colline, un village rural avec une église gothique et 2 constructions féodales : Bréniges et le château de la Marguerite donnant accès à un pont qui menait à un établissement hospitalier. Plus loin, enfin, le prieuré St Xantin et son église romane.

Ils ajoutent que si tout cela avait survécu, Malemort pourrait aujourd’hui rivaliser avec Curemonte, peut-être même avec Collonges. »

S’il ne subsiste pas grand-chose de toutes ces constructions, c’est parce que Malemort fera les frais de la lutte entre le roi de France allié à la bourgeoisie briviste contre les féodaux de Malemort et les Turenne.

Nous devons donc à la milice briviste, aidée par l’armée royale, l’effacement de toutes ces traces de notre architecture moyenâgeuse.

Je vous rassure, aujourd’hui nous sommes très vigilants vis-à-vis de nos voisins et amis brivistes.

Je dois ici remercier les amis de Malemort qui travaillent depuis de longues années à faire prendre conscience de leurs racines aux Malemortois.

Cela a sans doute participé à inciter notre municipalité à remettre en valeur cette richesse constituée par la colline de Montemart dont les derniers travaux d’enfouissement et d’assainissement remontaient à 1994.

Déjà évoqué en début de notre mandat entre nos services et Alain Fourches, mon regretté adjoint et ami, la décision d’un remodelage global et qualitatif a été conduit par la Municipalité sous l’œil attentif de Martine Audebert chargée, parmi ses attributions de 1ère adjointe, des travaux.

Au plan conceptuel, ce projet fera parti des fiertés de la municipalité et de ses services, puisque c’est la Ville qui en a assuré la maîtrise d’œuvre, ce qui est rare pour un projet de cette nature. D’ailleurs, d’après ce que nous en dit le Conseil général, c’est le premier projet qui a été soutenu par le Département avec une maîtrise publique.

Il me revient donc, avant d’évoquer quelques éléments techniques et financiers, de remercier tous ceux qui ont collaboré à la réussite de cette merveilleuse mise en valeur qui atteste notre volonté de faire vivre notre commune et préserver son patrimoine alors que nous sommes d’ailleurs en plein week-end de valorisation du patrimoine à travers la France.

Je voudrais tout d’abord remercier publiquement nos services et leur encadrement qui, sous la houlette des élus, ont menés des études d’une rare qualité. Ils ont été aidés de belle manière par le CAUE par son apport d’éléments d’architecture historique et par le bureau d’études Dejante qui a permis de créer une ambiance d’éclairage utilisant la ressources des matériels modernes.

La visite originale des réalisations grâce à la compagnie de théâtre locale, Art’é’Ose, vous permettra un véritable transport dans un Malemort méconnu et enfin rendu à ses habitants.

Je veux également remercier ces derniers, mes concitoyens, pour leur patience, des travaux étant toujours éléments perturbants dans la vie de tous les jours.

Les habitants du Vieux Bourg ont répondu présent lors des concertations préalables aux travaux et cette démarche participative et citoyenne a permis la prise en compte de suggestions de ceux qui vivent le Vieux Bourg au quotidien. Il faut aussi souligner l’effort fait par chacun d’entre eux dans leur domaine privé et je les remercie pour les témoignages de satisfaction qu’ils ont adressé aux élus suite aux travaux.

Mais, il n’y a pas de travaux sans entreprises.

Je souhaite que tous les intervenants du TP et de l’éclairage soient associés à cette belle réussite.

Le savoir-faire de la Colas, de l’entreprise Sarrazin ou de Citéos ont trouvé à s’appliquer dans ce beau chantier dont chaque élément a été mûrement réfléchi.

Sans entrer dans les détails, il faut également mettre en valeur le choix de matériaux qui a été fait.

Le galet traditionnel pour les zones piétonnières, le granit pour les bordures et les caniveaux, des enrobés de couleur qui permettront un meilleur rendu de luminosité et le choix des granulats adossés aux brasiers ou aux toitures sont témoins d’une rare symbiose entre tous les éléments esthétiques.

Au plan de l’éclairage, vous constaterez la volonté de mise en valeur du patrimoine. Pas moins de 60 points lumineux ont été ajoutés à l’éclairage public, soit au sol, soit pour valoriser, par projection, quelques endroits spécifiques.

Ce plan lumière a été possible grâce à la CAB, tout comme à Turenne.

Il semble que la qualité de réalisation du Vieux Bourg place Malemort en situation d’être cité en exemple pour la réalisation de futurs travaux de même nature. Si tel était le cas, tous ceux que je viens de citer et qui ont participé à cette belle réalisation, en seraient ceux seraient les premiers honorés.

Enfin, il convient de terminer la liste des remerciements par les collectivités qui nous ont financièrement accompagné pour mener cette réhabilitation.

Si la Ville de Malemort a injecté 309.000 € dans ce projet, rien n’aurait été possible sans les apports de la CAB, 83.000 €, centrés sur la mise en lumière, et sans ceux du Département dont les subventions pour les chaussées et l’aménagement à hauteur de 128.000 € ont participé pour plus de 40% aux travaux.

Madame la représentante de Monsieur le Président de la CAB, Monsieur le représentant du Conseil Général, la Ville de Malemort a fait le choix de remettre en valeur, par l’architecture et l’aménagement, une part de l’histoire locale, une part de l’histoire du Bas Pays et de la Corrèze.

Je compte sur vous, à travers l’office de tourisme communautaire et à travers l’office départemental du Tourisme, pour que la CAB et le Département fasse la promotion du travail réalisé pour que Malemort retrouve une place parmi les centres d’intérêts touristique.

Bientôt le travail qui sera entrepris sur les hauts de Montemart viendra compléter la restauration du Prieuré et la rénovation du Bourg qui nous rassemble aujourd’hui.

Notre Cité a une histoire qui fut façonnée par les Hommes et les Femmes qui nous ont précédé. Oublier ses ancêtres, c’est être un ruisseau sans source, un arbre sans racines, dit un proverbe chinois.

Nous souhaitons que la rénovation de notre Bourg ancien servira la mémoire et renforcera l’identité collective des habitant de notre commune.

Faisant cela, je pense que nous n’avons pas failli à l’esprit de notre slogan : Malemort, une Ville au service de ses habitants.